La base d’une bonne communication

Posté le 2016/01/17

Pour une communication harmonieuse

Basé sur la communication non-violente de Marshall B. Rosenberg la base d’une bonne communication est l’observation des faits justes et non filtrés par une évaluation ou un jugement.
 
Je préfère parler d’une communication efficace, même si je comprends son point de vu de la violence en communication. Je ne crois quand même pas communiquer de façon violente même si c’est vrai que nous pouvons avoir tendance à être dans l’accusation plutôt que dans la compassion quand nous évaluons les faits au lieu de les observer.
 
Posez-vous cette question. Qu’est-ce qui, dans les paroles ou les actes d’autrui, contribue ou non à mon bien-être ? L’important est de parvenir à énoncer ces observations sans y mêler de jugement ou d’évaluation ce qui revient à dire simplement quels sont les faits que nous apprécions ou n’apprécions pas.
 
Très jeune nous avons appris la notion de bien et de mal. Nous avons donc inconsciemment commencé à évaluer et/ou juger les agissements et les paroles des autres selon nos filtres, nos valeurs.
 
Plusieurs filtres se placent au cours de notre vie. Et un mot ne veut pas nécessairement dire la même chose pour tous. Tard le soir, peut vouloir dire 21h pour quelqu’un qui se lève à 4h du matin alors que pour un autre, minuit est encore tôt.
Si vous avez un jeune adulte à la maison et que vous avez l’impression qu’il se couche tard et que vous l’abordez en lui disant « Tu te couches tard à tous les soirs ! » Vous pouvez être presque assuré qu’il se sentira accusé et au lieu de vous écouter il pensera à ce qu’il veut vous répondre. La communication risque d’être difficile et que vous en veniez à lever le ton et/ou être découragé.
 
Par contre, si le fait observable est qu’il se couche à 3h du matin à chaque soir. Vous pourriez lui dire « Hier j’ai vu que tu t’étais couché à 3h du matin. Comme avant-hier et le jour précédent (si vous voulez vraiment appuyer sur la fréquence) » il ne pourra donc pas nier. Il sera peut-être quand même sur la défensive mais avec le temps et selon la pratique des quatre étapes d’une communication efficace, vous avec beaucoup plus de chance de rester dans une communication calme et harmonieuse.
 
Ensuite vous pouvez lui exprimer quels sont vos émotions face à cette situation et quels sont vos besoins non comblés. Ensuite parler de vos attentes et des solutions possible. Tout en gardant à l’esprit qu’il a aussi son mot à dire, lui aussi idéalement de façon responsable, sinon il n’en tient qu’à vous de le ramener vers des faits justes et observables.
Essayons-en quelques-uns. La pratique est aussi la base de l’assimilation des connaissances.
 
Si je dis :
· “Pierre a crié sans raison après Sophie hier.”
  • C’est une évaluation. Qui me dit qu’il n’avait pas raison ? Le fait observable pourrait être « Pierre a crié après Sophie hier. »
· “Jacqueline est tellement excité.”
  • Évaluation. Premièrement excité c’est quoi pour vous et pour moi ? Et plus excité que qui ou quoi ? L’observation pourrait-être « Jacqueline a dansé sur une table hier lors de la fête. »
· “Martin a dit que j’étais folle”
  • Observation. C’est vrai que folle pourrait être vu comme une évaluation, mais le fait est « Martin a dit. »
· “Lundi Antoine a passé trois heures à jouer en ligne”
  • Observation. C’est clair et c’est le fait sans ajout de jugement ou d’évaluation.
Alors quand vous commencerez une conversation avec quelqu’un, que ce soit le conjoint, un enfant, un membre de votre famille, un collègue de travail, ou qui que ce soit, commencez en parlant des faits observables et votre conversation aura assurément plus de chance de se faire dans l’harmonie.
 
écouter pour comprendre et non pour répondre. écouter pour comprendre et non pour répondre.